mardi 3 février 2015

Le management du risque de corruption : 10 points clés



Trop de dirigeants et de managers sous-estiment le risque de corruption. Metis Europe débute la publication d’un dossier consacré à la corruption, dans lequel je propose un article. J’en résume ici les points clés, à l’attention des managers opérationnels et des responsables RSE:


Le risque de corruption est souvent sous-estimé...
  1. La France ne peut plus se prévaloir d’une situation satisfaisante. Les rapports de plus en plus critiques sur les insuffisances de la lutte contre la corruption en France s’accumulent : dégradation de notre position dans le classement mondial (Transparency International), faiblesses pointées par l’OCDE et la Commission européenne, manque de maturité de certaines fonctions critiques (ex : les achats), etc.
  2. L’opinion publique est elle aussi de plus en plus sensible sur ce sujet.
  3. Le constat ne peut se limiter à la problématique de la corruption des agents publics. Il doit englober la situation des entreprises privées.
  4. La montée en puissance de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et plus particulièrement de la norme ISO 26 000, qui fait une place importante à la lutte contre la corruption, amène de nombreuses entreprises à se pencher sur cette problématique négligée… et à constater leur vulnérabilité.
  5. De plus, les législations – et surtout leur application – se durcissent.
  6. Beaucoup d’entreprises sont en risque car elles se rassurent à bon compte en se contentant de publier des chartes et des directives, tout en négligeant le travail de déploiement et d’accompagnement sur le terrain.
  7. Les politiques anti-corruption mises en œuvre par la majorité des entreprises sont trop focalisées sur la prévention tertiaire et secondaire. Elles négligent les mesures de prévention primaire.
  8. Les entreprises françaises sont en retard sur la mise en place de dispositifs de protection des lanceurs d’alerte, même si la législation évolue positivement.
  9. La faiblesse des contre-pouvoirs constitue également un handicap.
  10. Les coûts de la corruption (120 milliards d'euros par an à l'échelle de l’Europe) augmentent et constituent une incitation supplémentaire à agir.

Une prévention efficace de la corruption est celle qui emprunte les méthodes de la RSE : travailler sur la responsabilité des acteurs, conjointement avec les parties prenantes ; passer d’une politique de conformité à une approche de management des risques. 

Cet article est à lire sur le site de Metis : « Lutte contre la corruption : la France exemplaire ? », 2 février 2015



Martin RICHER, consultant en Responsabilité sociale des entreprises, membre du Comité de labellisation de Lucie, le label RSE de référence 



Pour aller plus loin : mon débat sur LCP (La Chaîne Parlementaire) avec Dominique Seux, Directeur délégué de la rédaction des ‘Echos’ : la lutte contre la corruption n'est pas un fleuve tranquille (la partie "Face à l’éco" commence à 30'45). 

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